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2008-12-02 16:40:45 : c'est la crise...... de rire!!


En ces temps de crise, heureusement que les enfants sont là pour nous faire sourire et parfois rire.

J'ai trouvé ce trésor quelque part sur la toile, des phrases d'enfants authentiques.

Bonne lecture

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Est-ce qu’on mange? Je creuse de faim.

Je veux voir les sandales matiens.

Maman, tu es dans la pleine lune, hein?

Avoir 100 ans, c’est être centenaire, avoir 1000 ans, c’est être millionnaire!

Mon amie Kim, elle habite dans le pâté chinois à Montréal.

Notre maison est protégée, elle a un système de larme pour les voleurs!

Ce matin, mon papa m’a fait des muffins en anglais.

Viens manger papa, ta crème glacée va refroidir!

Je ne retournerai pas à l’école Parce qu’à l’école on m’apprend des choses que je ne sais pas.

Il fait chaud, touche, mon dos est tout timide!

Je ne sais pas comment la poule jappe…

Maman, quand tu étais petite et que papa était petit, c’étaient qui mes parents?

Regarde la grosse peine mécanique.

A l’auditorium, d’un côté, il y a les chiffres pairs et de l’autre côté, les chiffres mères!

Mon papa s’est endormi au soleil, il a perdu la lotion du temps.

Regarde la grosse étoile d’araignée!

Je n’ai pas d’école le 27 novembre parce que c’est la fête des élections.

Maman, quand je t’aime, ça fait du vent dans mon ventre!

Le docteur a dit à maman que je suis allergique aux sacs à rien.

Papa, si tu vas trop vite, la police va te donner une conversation.

Regarde par terre, y’a plein de feuilles de sirop d’érable

Je ne peux pas lire l’heure, les chiffres changent toujours!

Moi, ma mère est pinote d’avion!

Pourquoi tout était en noir et blanc dans l’ancien temps?

Quand maman est fatiguée, pourquoi c’est moi qui dois aller se coucher?

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Les réactions

Par , le 2008-12-02 17:17:04
Authentiques, authentiques; enfin tant qu'on y croit. sourires.....

Par Superleggero, le 2008-12-02 17:40:04
Lorsque ma soeur était petite, elle demandait:

"Quand on est mort, on est mort pour toute la vie?"

Par marianne 3ans, le 2008-12-02 17:47:24
papa si tu roules trop vite le policier va te donner une noisette !

Par piermer, le 2008-12-02 17:55:51
Delectables ...
Linda : je ne me vois pas en faire la lecture à mes 3 ptits loups qui ont entre 2 et 4 1/2 ans . IL ne me reste plus qu'à ouvrir toutes grandes mes oreilles et compléter ta truculente liste! Pierre

Par LINDA, le 2008-12-02 18:07:44
Ma préférée est : "Maman, quand je t’aime, ça fait du vent dans mon ventre!"
Pas mal celle de la petite soeur de Superleggro!!
J'aime aussi celle de Marianne!!

Piermer : ha si alors, je compte sur toi pour justement mettre à contribution tes petiots. Justement, j'en voudrai d'autres, des vrais authentiques....

Linda

Par Ku, le 2008-12-02 21:11:07
Coucou Linda,
Elles sont toutes mignones, mais, j'aime bien la dernière, j'ai l'impression de l'avoir déjà entendue....
Merci

Par flodm, le 2008-12-03 11:12:09
Merci Linda ... trop mignon tout ça !!!

Par N. Hervé, le 2008-12-03 12:36:23
puisque c est la crise, j'apporte ma pierre à les difices :
"mon papa comme métier il est chomeur de bus"

Par ric69, le 2008-12-03 13:40:37
Hello Linda
Le faux rhum de la CAP point Net, c'est pas de la petite bière.
L'important c'est éviter d'être sérieux. Il est une chanson de de Brel (Fernand) que je cite "
"Et puis les adultes sont tellement cons
Qu'ils nous feront bien une guerre
Alors je viendrai pour de bon
Dormir dans ton cimetière"
En attendant, je m'éclate avec mes grands gamins du tri, je te souhaite l'équivalent dans ton domaine de prédilection.
Ric69

Par Brinouille, le 2008-12-04 21:01:29
moi j'aime bien la lotion du temps perdue : )

Par , le 2008-12-04 21:33:16
juste un bisou a ma tata foleme ....
au passage
cel

Par Marlène, le 2008-12-05 17:09:03
Salut ma grande,
Merci pour les bons Mô de nos enfants.
Bises pluvieuses et automnales,

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)







La vision du grand enfant Arawak!


Les 5 billets précédents

2008-11-04 13:56:05 : BTS DIETETIQUE.... suite et heureuse fin - 3 photos - 37 réactions

Il y a quelque temps, je vous ai sollicité pour mon neveu Yoann qui préparait son BTS Diététique.
Les résultats sont « tombés »… Yoann a obtenu son BTS Diététique (yeeessssss !!), à l’issus de la dernière épreuve qui a eu lieu en octobre 2008 qui se portait sur le soutien de son mémoire.

Il avait choisi comme sujet « La diététique et le sport ».

Il avait ouvert un post sur notre forum pour répondre à une enquête sur l’alimentation du sportif, et vous avez été 135 à y répondre.
Grâce au temps que vous lui avez consenti, il a pu étayer son mémoire de façon réaliste.

C’est en son nom que je vous remercie tous pour l’avoir aidé avec votre propre expérience.

Comme nous sommes tous intéressés et concernés par la diététique, je vous joints l’extrait de son mémoire sur la partie concernée, où vous verrez, entre autre le résultat de son enquête ainsi que l’étude « du sujet : Mme R »

Malgré l’aide d’Arawak (que je remercie infiniment) pour insérer les tableaux et dessins attachés à ce mémoire, je n’ai pas réussi à les intégrer dans ce billet, donc je n’ai pu que « copier-coller » le texte pur.

Bonne lecture, et si vous avez des questions n’hésitez pas à me les poser, je transmettrai à Yoann.
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Extrait du mémoire BTS Diététique

Pour cette réflexion personnelle, je me suis intéressé au sportif de haut niveau non encadré pratiquant la course à pied. Par haut niveau j’entends le sportif pratiquant du sport intensivement. Il n’est pas rare de rencontrer des coureurs de haut niveau non encadrés et pratiquant leur sport de façon isolée. Je me suis alors intéressé à leur préparation sportive et leur évolution pendant des courses de longue distance (semi-marathon, marathon, ultra…), avec comme souhait principal de démontrer l’intérêt et même la nécessité de la présence d’un diététicien durant la préparation.

Cette idée n’est pas forcément automatique dans le milieu. En effet, cercle plutôt fermé, les coureurs estiment être suffisamment aguerris pour s’auto préparer à la course à pied tout en s’entraidant les uns les autres. En effet, au cours de mon étude, j’ai découvert un site consacré à la course à pied (www.courseàpied.net) dans lequel, les coureurs échangent sur les courses, se donnent rendez-vous, se conseillent, se lancent des défis… Un milieu, comme je l’ai dit précédemment, très fermé, où chacun se prend en charge par ses propres moyens. Par le biais d’un contact, madame R qui a accepté de suivre mes indications et le régime alimentaire spécialement élaboré pour elle, j’ai pu intégrer cet univers spécifique.

Pour alimenter ma réflexion et démontrer l’importance du diététicien dans la préparation du sportif de haut niveau, je me suis appuyé sur trois méthodes distinctes. Dans un premier temps, je me suis appuyé sur une méthode empirique, faisant appel à des écrits et des ouvrages de grands spécialistes, conseillés par l’équipe professorale de mon école. Dans un deuxième temps, j’ai effectué une enquête quantitative auprès de 135 coureurs du site internet « course à pied ».
Enfin, j’ai mis en application mes recherches et mes connaissances en prenant en charge la préparation et le suivi de madame R sur une course spécifique dénommée « les douze heures de « Bures-sur-Yvette ».

Dans un premier temps, je poserai le cadre de mon étude en présentant la course, madame R et les résultats de mon enquête. Puis, dans un deuxième temps, j’exposerai le régime alimentaire élaboré pour madame R en vue de cette course. Enfin, dans une dernière partie, j’analyserai les résultats de ce programme diététique en prenant comme point de comparaison la participation de madame R à cette même course l’année précédente.

1) Présentation de Mme R

J’ai choisi cette coureuse car elle était très motivée à être suivit par un diététicien lors de la préparation de sa course qu’elle effectuait pour la seconde fois. De plus, elle était très en demande de conseils alimentaires pour ses entraînements. En effet, madame R se plaignait de souvent ressentir des faiblesses lors de ses préparations de courses. Effectuant des sorties pouvant aller jusqu’à trois heures de course à pied, il n’était pas rare pour cette femme de ressentir des manques en eau et en sucre ou encore des faiblesses : jambes coupées, faiblesse physique généralisée. C’est pourquoi, ne sachant comment éviter ces désagréments, elle a accueilli ma proposition de façon positive.

Mme R a 41 ans, mesure 1.70m et pèse 66 kg. Son IMC est de 22.8 (normalité). Elle pratique la CAP depuis 4 ans et la boxe française depuis 25 ans environ. Précisons que madame R a pratiqué la boxe française à haut niveau puisqu’elle fut championne de France à deux reprises. Lors de ses entraînements, madame R fait généralement 4 sorties en CAP par semaine d’une heure, une longue sortie de 2 heures 30 et d’autre part, elle continue à pratiquer la boxe française à hauteur d’un entraînement de boxe de 2 heures par semaine.

2) Présentation de la course

Les douze heures de Bures est une course qui se déroule à Bures sur Yvette tous les ans. Le but de cette course est de faire un maximum de tours (2.632 km) autour d’un lac, sur une durée de 12 heures. Outre le défi que représente pour un coureur cette course, la convivialité est aussi un des éléments moteurs pour les coureurs. En effet, toute personne peut participer à cette course, hommes, femmes, enfants. Ils peuvent marcher, courir ou encore s’arrêter entre deux tours. Il n’y a donc pas de pression, mis à part le défi personnel qu’elle représente pour chaque coureur. A la fin de la journée, un classement est effectué, par classe d’âge et au nombre de tours effectués. Le but de Mme R cette année, était de dépasser son record précédent de 62 km (23 tours).

3) Résultats de l’enquête quantitative (Annexe A15)

L’enquête a donc été faite auprès de 135 coureurs inscris sur le site de course à pieds. 28 femmes ont répondu contre 107 hommes, avec un âge pouvant varier entre 15 et 50 ans avec une forte concentration d’individus entre 20 et 30 ans (46%). Sur l’échantillon questionné, 61% des individus pratiquent la course à pied depuis plus de trois ans (36% de 3 à 7 ans, 25% depuis plus de 10 ans). Voici les résultats de cette dernière.

J’ai souhaité approfondir sur l’hygiène alimentaire quotidienne des coureurs pour ensuite me concentrer sur la préparation des courses. De façon générale, seuls 20% des interrogés font un régime alimentaire tout au long de l’année, parmi eux, 25% sont des femmes contre 18% d’hommes. Toutefois il est à noter, que ces pourcentages restent faibles pour des sportifs de haut niveau. Partant de ce résultat, je me suis demandé si ces derniers pratiquaient des régimes de préparations à chaque course. Seuls 23% d’entre eux ont déclaré modifier leur alimentation avant une course. Pourtant ils sont 80% à avoir connaissance des régimes alimentaires (RDS, augmentation de féculent…).

La pratique d’un régime alimentaire permet-elle alors d’augmenter leurs performances ?

80% des individus pratiquant un régime alimentaire ont déclaré ressentir des améliorations. Pourtant ils sont tout de même 65% à ressentir des faiblesses durant les courses contre 49% des personnes déclarant ne pas modifier leur alimentation. Plus généralement, ils sont 57% à avoir des faiblesses pendant leur course. Nous pouvons donc remettre en cause leur préparation alimentaire lors de période de course. De plus, les aliments ingurgités durant la course jouent un rôle important dans leurs performances. Un complément alimentaire est ressorti durant cette enquête : le gel. 78% des individus consommant ce produit estiment voir de meilleures performances.

Pour conclure, il apparaît que malgré une préparation à l’aide de régime alimentaire, les individus déclarent en majorité connaître des faiblesses durant leur course. Ceci peut s’expliquer par le suivi de régimes incomplets, qui n’augmentent ou ne diminuent qu’un poste alimentaire (eau, féculent ou protéine). De plus, ce sont des régimes impersonnels, non adaptés aux besoins spécifiques de chacun. (cf . Annexe A16)

II LE REGIME ALIMENTAIRE

1) Rappel sur le muscle

a) Les différents types de fibres musculaires

Il existe deux types de fibres musculaires différents :
- Fibres de type 1 ou lentes : elles sont très riches en myoglobine et en mitochondries, elles sont de plus entourées d’un réseau de capillaires très dense. Ces fibres utilisent de préférence le métabolisme aérobie et sont très peu fatigables mais de contraction lente.

- Fibres de type 2 ou rapides : elles sont riches en myofibrilles et en glycogènes, mais pauvre en myoglobine. Elles utilisent de préférence le métabolisme glycolytique anaérobie. Ces fibres sont très puissantes mais sur une durée très courte.


b) La contraction musculaire
C’est une contraction de la fibre musculaire striée qui fait intervenir le raccourcissement des sarcomères. Les filaments fins et épais glissent les uns contre les autres vers le milieu du disque A et peuvent faire disparaitre la bande H. Dans leurs mouvements ils entrainent les stries Z. Ces deux mouvements élémentaires des sarcomères provoquent le rapprochement des deux extrémités de la fibre, donc la contraction musculaire.

Schéma d’une fibre musculaire :





2) Le régime avant la course

a) De J-7 à J-3


Menu type :
Eau à volonté toute la journée (au moins 2.5 l)
Petit déjeuner :
- Café / thé au lait avec 1 morceau de sucre (5g)
- 100g de pain / 8 biscottes / 5 tranches de pain de mie / 2 grandes tranches de pain de mie avec 35g de confiture / miel / gelée et 10g de beurre.
- 1 fruit

Déjeuner :
- 150g de crudités avec une sauce avec 1 càc d’huile (5g)
- 100g de viande/poisson/œuf cuit avec 1 càc d’huile (5g)
- Un mélange de légumes (200g) et de féculent (riz, pâte, pomme de terre légumes secs) (environ 180g cuit ou 70g cru) avec 1 càc d’huile (5g)
- 30g de fromage
- 1 yaourt sucré avec 10g de sucre (1 càs)
- 1 fruit
- 50g de pain

Collation :
- 1 yaourt sucré avec 10g de sucre (1càs)
- 1 fruit

Dîner :
- 100g de viande/poisson/œuf cuit avec 1 càc d’huile (5g)
- 1 mélange de légumes (100g) et de féculent (30g cru ou 75g cuit) avec 1 càc d’huile (5g)
- 1 yaourt avec 10g de sucre
- 1 fruit
- 100g de pain

Le régime a été très bien supporté par Mme R, elle l’a suivi avec attention, elle m’as juste dit que le midi était un peu chargé, alors je lui ai proposé de diminuer les féculents le midi et d’en rajouter le soir (faire 50g-50g), ce changement lui a convenu parfaitement. De plus lors de ces entrainements je lui ai proposé de rajouter un peu de sirop dans sa bouteille d’eau ce qui permet de réduire la dégradation du glycogène musculaire, de faciliter la réhydratation.

b) De J-2 à J0

J’ai proposé à Mme R, pour les deux derniers jours avant la course, un régime de l’épargne digestive pour faciliter la digestion et éviter tout risque d’inconfort digestif et de diarrhées durant la course. Je lui ai donc donné un choix d’aliments de l’épargne digestive (cf. annexe A14) en lui laissant la même ration ainsi que la même répartition.

Pendant cette semaine Mme R a limité ces entrainements pour permettre une meilleure recharge du foie et des muscles en glycogène, pour cela je lui ai proposé de consommer de préférence des aliments à IG (index glycémique) faible et moyen en évitant les aliments riches en fibre :


2) Le régime avant la course

La course commençant à 5h du matin, j’ai proposé à Mme R un petit déjeuné léger à 3h du matin composé d’une assiette de pâtes bien cuites (200g), avec une noisette de beurre, accompagné de petite quantité d’eau sucré (concentré à 10%).

a) Plan hydrique

A chaque ravitaillement, je proposais à madame R : 250ml d’eau sucré avec du sirop (concentré à 60g par litre) et légèrement salé (1 à 2g par litre) pour permettre une meilleur hydratation et permettre de palier les pertes liées à la sudation. En alternant Hépar et Contrex, qui sont des eaux calcique et magnésienne. Toutes les heures je lui proposais de consommer des eaux bicarbonatées pour lui permettre de tamponner l’acidité gastrique, éviter les crampes et permettre une meilleure récupération. Sa consommation moyenne était de 750ml par heure (250ml toutes les 20 minutes), pour éviter la sensation de soif qui dés son apparition révèle une déshydratation, ce qui entraîne une diminution de la performance physique.

b) Alimentation pendant la course

J’ai proposé à Mme R de consommer à chaque tour des aliments à IG faible pour permettre un apport en glucide simple important et ainsi éviter des « coups de fatigues » dont ce plain la sportive généralement au bout de 1h30 d’effort. Cette consommation de glucide simple permet un apport en substrat rapidement oxydés.

c) Alimentation après la course

J’ai proposé à Mme R, le même régime que pour la semaine d’avant course, pour permettre de recharger les muscles et le foie en glycogène. Comme ce régime est hyperprotéiné il permettra de réparer les lésions au niveau du muscle et du tube digestif et favorisera la récupération après l’épreuve. Je lui ai également conseillé de boire des eaux riches en bicarbonates et en sodium (pour pallier aux pertes sudorales) (Vichy St Yorre, Vichy Célestins, Quézac) pour tamponner l’acidité gastrique. Enfin et pour finir, je lui ai conseillé de continuer à boire les eaux sucré et légèrement salé pour favoriser la réhydratation

III EFFETS ET IMPRESSIONS DE MADAME R

Mme R a déjà effectué les douze heures de Bures les trois années précédentes. A chaque participation, elle se fixait un objectif toujours plus haut. Voici un extrait du blog de cette dernière sur www.courseapied.net :
« En 2006 : A Bures j’entreprends de courir pour une durée « nouvelle » de 6h avec l’objectif de dépasser 42km190. 6h : une heure de plus que le marathon (pour moi), objectif bouclé, puisque, pour une durée de 6h je fais 52km.
En 2007 : A Bures, cette fois j’y reviens (comme Félix potin) pour cette fois une ballade de 8h. Huit heures : une journée de travail, 3 h de plus que mon marathon, 2h de plus que l’année passée.
Objectif bouclé puisque pour cette durée de 8h je conclus 64 km. »

En 2007, lors des dernières 12h de Bures Mme R a eu durant la course des « petits coups de moues » surement causés par une légère hypoglycémie. D’autre par, elle avait connue une récupération très difficile, me disant avoir eut très mal aux jambes pendant une semaine. Elle avait ajouté avoir été « dégoûtée » de la course à pieds pendant quelques jours tellement la souffrance d’après course avait été importante et le temps de récupération long. Après la course de cette année et le régime diététique suivit, Mme R a sentit une nette amélioration de son état tout au long de la course (pas de « coup de moue », pas de fatigue, sauf pour les 2 derniers tours) extrait de son blog :
« Au bout de 5h, en comparaison de l’année dernière je constate que cette année je suis moins fatiguée et moins saturée voir même en forme… »
La récupération c’est nettement mieux passée puisque les douleurs aux jambes, de faible intensités, n’ont durées que 2 jours. Extrait de blog de Mme R :
« Quoi, j’ai couru 12 heures 2 jours avant ?? Très peu de courbatures, je monte les escaliers gracieusement, je marche normalement, tout va bien… »
Elle n’a pas ressentie de dégout vis-à-vis de la course ni de fatigue. Quatre jours après la course elle chaussait de nouveau ses chaussures pour continuer son entrainement. Satisfaite de mon intervention, elle m’a assuré faire de nouveau appel à mes services l’année prochaine, avec un nouvel objectif sportif et l’espérance de se sentir en aussi bonne forme au sortir de la course.

CONCLUSION

L’alimentation du sportif influence donc fortement les performances, mais aussi la récupération après la course. Mme R l’as très bien démontré puisque ne pratiquant pas de régimes spécifiques avant la course (uniquement une augmentation des féculents et de l’eau une semaine avant la course), n’avait pas une très bonne qualité de course et une récupération difficile. Le régime élaborer pour répondre à ses besoins a répondu à toutes ses attentes. En effet, la course c’est très bien déroulée et la récupération a été plus courte et plus facile. Au regard de cette expérience et des réponses apportées par les coureurs du site internet, nous pouvons affirmer que la présence d’un diététicien lors de la préparation d’une course, mais aussi au cour de celle-ci est très importante. L’alimentation et l’hydratation font partie intégrante de la vie du sportif, malheureusement, nombreux d’entre eux ne prennent pas pleinement conscience des besoins de leur corps et commettent des erreurs lors de la préparation de courses.



2008-09-15 17:23:07 : Tour des Beaux Monts (trail 12km) 14/09/2008 - 41 photos - 38 réactions

Que j’aurai très bien pu baptiser de mon œil de femme « Tours des Beaux Goss », mais ceci fera l’objet d’un cr détaillé, autour d’une tasse de thé avec les copines !

Ce trail niché dans la très belle et très vallonnée région de l’Oise, m’incite à y participer, d’autant que j’étais restée sur une note de définition du trail comme « parcourt du combattant » pour ma 1ère expérience en janvier dernier à l’Indian race.

Je n’ai pas fait d’entraînement spécifique pour ce trail, si ce n’est que quelques côtes avalées de ci, de là via mon parc de 40m d’altitude.
Un entraînement régulier et mesuré ces dernières semaines m’a suffit à remplir ma feuille d’inscription avec confiance.
J’ai juste hésité lorsqu’il a fallu cocher la croix sur le trail du 12 ou du 35…, alors j’ai coché le 12, puis je voulais re-cocher le 35, mais je n’avais pas de tipex pour changer proprement, ma déformation professionnelle exige toujours le « sans rature ni surcharge », alors j’ai dû envoyer mon inscription nette avec la case cochée pour 12km. (on appelle ça une excuse foireuse !)

Je n’ai pas d’objectif chrono précis, vu que les trail on ne compte pas, mais je me dis que compte tenu de mon inexpérience je bouclerai ça vers les 1h30.

Arrivée sur place après mésentente totale avec ma GPS qui ne trouvait pas l’hippodrome de Compiègne, heureusement que j’avais le droit à « l’appel à un ami » pour enfin me trouver une vraie adresse, que ma GPS à enfin reconnue !!! (Dan, merci pour les plans mais j’ai beaucoup de mal à lire les plans, mon coté blonde !)

Mon ami Philippe boxeur lui aussi, avait accepté de venir faire ce trail avec moi, une occasion de passer un moment ensemble, sans pour une fois échanger des coups de poings. (quoi que par la suite…il aurait certainement eu envie de sortir ses armes !)

C’est dans une ambiance « champêtre » (merci Calou) que je rejoins l’organisation qui me semble parfaite, avec des gens qui s’activent de partout, des tentes blanches montées de ci-de là, un flottement de bonne humeur envahit l’atmosphère.

J’avais pour l’occasion vêtu ma tenue de fille qui me servira également par la suite.
Enfin, des tenues sympa pour nous les femmes : des jupes pour courir !!!!

C’est ainsi qu’une voix m’interpelle en me disant « Hé, c’est pas une tenue pour courir, ça », je me retourne en serrant les poings et montant ma garde (un reflex !) lorsque je vois un charmant Dan60 qui se présente à moi, plein d’énergie et 2 beaux yeux bleus qui me font baisser ma garde !!!

Je vois Maitre KU, qui malgré sa méforme annoncée les jours précédents, me bluffe totalement en me disant qu’il va vérifier « son moteur » et qu’il compte, je cite « aller presque à bloc » moi qui avait révisé mon manuel secourisme rien que pour lui !!

Je cherche en vain, Calou, qui est chargé du staff, je mène mon enquête, personne ne l’a vue dans le coin…je ne m’inquiète pas, je sais que je vais la trouver au moment où je ne m’y attendrai pas, c’est ce qui fait, son charme : apparaître tel, un ange gardien avec la mission « réussir » entre ses mains.

10h, le départ est donné, je suis aux côtés de Philippe et on entame des discussions de « vieux copains » qui ne se sont pas vu depuis une éternité, la 1ère côte ou plutôt « montagne » nous fait taire d’un coup, au bout de seulement 2 km !!! Mon 1er reflex a été de me dire « mais c’est une piste de ski ! », ça ne se court pas, ça se marche et sans parler !!! Elle dure un certain temps.
Dès la montagne achevée, je prends un rythme de course d’environ 10km/h, je me sens bien, des descentes techniques s’enchaînent et je « déplie » mes quadri pour amortir les chocs, et surtout, ne pas glisser sur ce terrain très incertain. Je suis fière de moi, puisque je constate que je n’ai pas des jambes que pour rentrer dans une jupe !!! elles sont vaillantes et costaudes !!!

On passe dans des sous bois, le parcourt est très bucolique et je m’amuse à regarder passer les beaux goss aux quadri saillants et bronzés comme des Apollons avec un look « faschion » qui réveillent mes sens d’accélération, je suis à l’aise, je me permets donc, des grandes enjambées dans les descentes.

Une autre côte de taille nous attend, elle est longue et dur (sans sous entendus) elle aussi dure un certain temps, mais celle-ci peut se courir doucement doucement…
Mes jambes vont toujours bien, mon travail de côte est donc en train de payer cette aisance.
Philippe est toujours à mes côtés ce qui me donne un sentiment de sécurité, puisqu’il m’indique toujours la bonne direction à prendre et m’avertit lorsque des racines barrent le passage.

Après cette belle côte, je trouve le moyen de « relancer » me disant qu’il faut que je récupère dans les descentes de manière à tenir le rythme global jusque la fin.
Je pique une petite accélération doublant un groupe de 3 hommes, qui ont du sentir l’accélération et l’un lance à la volée « ho lala, il a mis le turbo celui là ! » Et lorsque j’arrive à leur hauteur, j’entends « Oups…c’est une femme !! »
Comme quoi, j’ai bien fait de mettre ma jupe !!!

Plus j’avance et plus je me sens bien, je n’ai aucune idée du km parcouru, juste mon chrono qui tourne et m’annonce 54’ de course, soudain je ne vois plus Philippe à mes côtés..Alors j’annonce tout haut « Philippe, où est tu ?? » je me retourne et le vois au loin me lever le bras, comme un élève qui répond à l’appel.

Je viens de comprendre que j’ai visiblement trop accéléré et que je tiens ce rythme, je n’en reviens pas et je m’attends à fléchir de ces prouesses qui ne me sont pas habituelles !!!
Seulement, je me sens toujours bien et à l’aise dans ce rythme, je double plusieurs personnes et j’en ai presque honte, car normalement je suis plutôt doubée que « doubleuse », j’ai presque envie de ralentir.

Mais seulement, on annonce qu’il ne reste qu’un km, alors je ne lâche rien, puisque pour une fois je tiens la route !! Je m’offre une terrible accélération lorsque je vois ma Calou à la ligne d’arrivée qui hurle mon nom, je l’savais qu’elle serait là au meilleur moment.

1h12 pour 12km : un exploit pour mes allures de tortue (10km/h) sur du vallonné !

Philippe arrive 3’ après moi et c’est la tête basse que je l’accueille, il me félicite et n’en revient pas !
L’après course, est toujours champètre avec ce beau soleil qui ne nous a pas quitté un seul instant, des bières pour la récup, des sourires pour le réconfort.
J’en profite pour enfin saluer le grand Fred60 qui a bouclé le grand tour de 35km.

Je remercie vraiment l’organisation au top et chaleureuse, comme j’aime, sans fausses notes, merci Daniel, et grand merci à tous les bénévoles toujours souriants et à fond dans leurs tâches.

L’année prochaine, promis, sans tipex, je coche le 35km

2008-09-04 10:55:00 : COUP DE FOUET AUX MOLO's ..ou comment bien prendre son MEDOC - 7 photos - 25 réactions


J'ai lu sur le sable, dans les traces de mon fouèt que les MOLO's faisaient le marathon du MEDOC.

Cette foire aux déguisements aura lieu le samedi 6/9/2008, ils ont laissé le dimanche en RTT pour récupérer de tous ces abus!!!

Car comme son nom l'indique le Medoc (hic hic)est une Région de bons crus.. (qui l'eut crut??) et pour cette course folle, courir ou boire il ne faut même pas choisir, les deux sont obligatoires!!!

Et bien sûre, les Molo's sont toujours dans les bons plans, dès qu'il faut lever un verre, faire "péter" une roteuse, rire aux éclats, se déguiser en tirolienne, ils sont toujours présents.

Seulement, pour la 1ère fois, ils courront mariés jusqu'aux dents, et alors je me pose la question : quel déguisement ont-ils choisi?? : les prisonniers?? les siamois??...

Je ne parlerai pas du temps qu'ils mettront pour boucler ces 42km de rigoloade, mais je garanti un flottement constant de bonne humeur sur leur passage, ils laisseront même des trainées de tendresse sur le bitum.

Que faut-il souhaiter à des gaies-lurons amoureux du sport et de la bringue pour courir ce marathon??
qu'ils ne perdent pas ce sourire entre deux dégustations de foie gras et de champ ? (le verre cache le sourire, c'est bien connu!!)

Alors amusez vous bien les amis, c'est avec cette pointe de nostalgie que je vous le dis, car, en toute honneteté, j'aurai vraiment aimé être sur vos traces, ce jour là!!!

GGBI : tu auras cette chance de les "toucher" de profiter de cette bonne humeur qu'ils dégagent, et ce même dans l'effort.

Bonne course à tous ceux qui feront ce marathon de la bonne humeur!!!

2008-06-09 14:10:08 : Ce coach, ce mystère.... - 6 photos - 26 réactions

Un jour j’ai eu envie de l’étrangler,
Un jour j’ai eu envie de l’embrasser,
Un jour j’ai eu envie de l’épouser,
Un jour j’ai eu envie de divorcer….

Lui qui détient la clé de notre cœur de sportif.
Il est le seul, à être autorisé à entrer sans frapper.

Parcequ’un jour, nous avons eu envie de compter sur lui, de nous remettre à lui, sans pudeur, sans états d’âmes.
Il a fallu pour cela, lui montrer notre âme, celle qui n’est pas visible à l’œil nu, celle que personne ne connaît, celle qui a plusieurs facettes, plusieurs couleurs…

Il a bien fallu lui montrer, pour qu’il observe, qu’il fouille, à l’intérieur de nous, qu’il retire le mauvais pour construire du meilleur.
Ainsi, il nous observe durant des heures, des jours, voir, des années. Il étudie nos faits et gestes, il tente un programme adapté à notre physiologie et notre morphologie, il pose même des chiffres sur un bout de papier.

On ne sait pas vraiment l’investissement qu’il déploie, la seule chose que l’on voit, c’est ce programme qu’il nous a rédigé sur une feuille A4, c’est sa présence sur le terrain où, la plus part du temps l’on se dit, tiens il est là par hasard.

Non, ce n’est jamais un hasard s’il est là, c’est parcequ’il veut voir ce que l’on a dans les tripes, ce que l’on peut donner, ce que l’on peut recevoir, jusqu’où on peut pousser notre tête et notre corps.
Ces mêmes sentiments que l’on ignore sur soi, jusqu’à notre rencontre avec cet homme, « ce savant ».

Parfois, il est là, mais on ne le voit pas, parceque c’est « un homme de l’ombre » toujours prêt à intervenir s’il on a une moindre faiblesse, une faille.
Au début il nous gène, parcequ’il fouille trop au fond de nous, il cherche la petite bête, c’est pour cela que parfois on le déteste, il ne montre jamais une satisfaction face à notre réussite, car il sait toujours que l’on peut faire mieux.

L’intimité s’installe, outre le fait de lui ouvrir notre cœur de sportif, on lui impose nos doutes du moment, cet échange profond que lui seul peut accommoder à notre sauce, que lui seul peut nous donner « des circonstances atténuantes » sur une défaite. Et lorsqu’il ne le fait pas, on le déteste, parceque lui seul détient l’absolution , à nos yeux.

Il n’est pourtant pas responsable de nos échecs mais cette intimité partagée nous oblige à l’impliquer, à lui demander des comptes, à lui balancer « je n’y arriverai jamais ! » tout en espérant, en recherchant un réconfort de sa part.

Ce réconfort qu’il nous apporte au quotidien, ce partage d’émotion, devient notre raison de continuer à atteindre cette barre, voir là dépasser, un jour. On donne tout ce qu’on a, et même ce qui est planqué au fond de nous, pour lui, pour montrer qu’il ne s’investit pas pour rien.

C’est lui un jour qui nous a dit « tu peux le faire », alors qu’on se croyait « minable » « petit », il nous a donné cette force de se battre de défendre ses chances, car on a toujours une chance, encore faut-il avoir l’audace de la tenter.

Et puis on est partagé avec le doute de soi, la peur de le décevoir, de lui faire croire que si je n’ai pas réussi, c’est que lui a échoué, non je ne veux pas m’embarrasser de ce sentiment, alors il faut que je gagne, que je relise une dernière fois cette feuille A4, qui étais posée sur ma table de chevet, que je relisais tous les soirs comme une prière.

Sur le couloir du ring, sur le cours, sur le terrain, sur la piste, sur le stade, je le sens mais je ne le vois pas, il est pourtant juste derrière moi, je suis rassurée, je me sens protégée, je me sens forte, je vais enfin lui montrer, qu’il n’a pas fait tout ça pour rien, je veux en découdre, je veux tout casser, je suis prète, j’ai envie de le serrer dans mes bras, j’ai envie d’entendre une dernière fois, avant de monter sur ce ring, sa voix rassurante et chaude son ultime phrase qui me fait tant bondir « Je crois en toi »…..j’ai presque envie de lui crier « je t’aime ».

Merci à toi, Daniel.
Merci à tous les coach.

2008-05-20 14:03:22 : Mon 1er 12h à Bures s/yvette le 18/5/2008 - 56 photos - 61 réactions

Mon 1er 12 heures à Bures s/Yvette 18/5/2008
Une boucle de 2km500 à répéter pendant 12heures de 5h à 17h

**AVERTISSEMENT : compte rendu très long**

RESULTAT : 12heures effectuées, 28 tours, soit : 74 km


**********************************************
Il n’y a pas si longtemps j’ai entendu dire par un « Maître Capello Belge » que, pour que son texte soit parfait, il fallait le relire en commençant par la fin, ainsi on distingue mieux nos fautes d’orthographe.
Alors pour rendre mes 12 heures « parfaites » je vais commencer par la fin, ainsi je pourrai corriger toutes mes fautes techniques.

**Le retour à la maison**

C’est fini !! je ramasse mon sac de sport et je m’aperçois qu’il est collé au sol, Yoann, me dit « Laisse moi faire, tata ! » et il le soulève comme une plume !!

Je me dirige vers ma « tata-mobile », en essayant de ne pas marcher sur les œufs qui étaient posés au sol sur tout le chemin (sic !) Donc chaque pas posé au sol, sera calculé, métré et mes bras serviront, lorsque mes pieds rencontreront le trottoir, à faire bascule via le mur pour me soutenir.
J’aperçois la « tata-mobile », c’est drôle pendant mon absence de 12h, ils ont eu le temps de creuser une fosse de 100 mètre de profondeur pour nicher la voiture ?? Ils sont étranges dans c’te ville !!!
Du coup, il me faut une personne debout dans le rôle du « Pilier droit » et une autre à l’intérieur pour me réceptionner.
Ouff, me voici enfin assise dans la « tata-mobile », Aude me dit : c’est ok, je peux démarrer ??
A l’approche de « tata-ville », je prie « le dieu Thyssen » afin que l’ascenseur ne soit pas en panne !!
Nous descendons dans le parking et je récupère à nouveau mon sac dans le coffre, qui est, vraisemblablement à nouveau collé au fond du coffre, pour sortir de la voiture mon voisin a installé un palan où j’ai de suite envoyé mon lasso direct dans les poulies, et j’ai accroché la ficelle sur mon « mousquetaire » à ma taille, et hop, « un levé de corps d’athlète » d’un seul bloc orchestré par le chant des poulies qui grincent !!

Le dieu Thyssen m’a entendu ! l’Ascenseur selon la définition appropriée : « appareil permettant de transporter des personnes dans une cabine qui se déplace verticalement » juste ce qu’il me fallait !!!

Je rêve d’un bain chaud, je m’approche pas à pas vers la salle de bain en évitant soigneusement les œufs posés par terre (mais c’est quoi, cette manie de poser des œufs partout ?)
Pendant que je fais couler l’eau du bain (position courbée durant 10’ pour atteindre le robinet), je me redresse tel, un i (sans le point) et je tente de me déshabiller en espérant que rien n’est resté collé sur ma peau, le plus dur à été de faire tomber le short le long de la jambe, puis finir la descente du short sur le pied et le balancer façon « coup de pied du droit de Zizou » et direction « panier-corbeille » !

Puis, le soutiff (pff, vous les hommes vous savez pas !) Lorsque tu détaches les crochets du dos et que tu as l’immense sensation que tu étais enfermé 10 ans dans un corset des années 30, et là…tu détaches les ficelles !!!!

Et puis, vient « l’introduction dans le bain », la 1ère jambe : fastoche, la 2ème : il faut les 2 bras pour prendre appuis sur les poignées et se soulever de tout son poids pour sauter gracieusement tel, un mammouth qui se jette à l’eau.

Ici une petite vidéo, volée chez les Frogus.. (merci)
http://www.frogus.net/p2/viewtopic.php?t=941

***de J+1 à J+2***
Quoi, j’ai couru 12 heures 2 jours avant ?? Très peu de courbature, je monte les escaliers gracieusement, je marche normalement, tout va bien. Mon abus d’arnica en granule CH 7, 9 et 5 un mois avant, ainsi que les consignes diététiques de Yoann et ses fameuses bouteilles magiques de 0.5cl préparées avec 2 cuillères de sirop+une cuillère de sel prises toutes les heures m’ont permis une récup digne de ce nom. Yoann, tu pourras noter ça dans ton rapport.

**Le dernier tour** :
Il ne me reste plus rien sauf un semblant de courage que je laisse entrevoir à mes « boosteurs » qui sont à mes côtés. Je puise dans ce dernier souffle de la 12ème heure, dans quelques minutes je vais devenir « Douzeuriène », un mot qui n’existe pas, pourtant il aurait toute sa place dans le lexique de la course à pied. Mettre un nom à un fait, serait donc lui donner une existence. Je tape la dernière accélération en sollicitant tous mes derniers muscles répondant encore présents.
Je suis à fond, je surprends mes bras passer de l’avant à l’arrière sans préavis, je vole pour atteindre la dernière minute de cette 12ème heure, mais je m’aperçois en dernier recours que Mister Calou, qui est à ma droite ne fait que marcher… et moi, je suis à fond ? Alors je marche ou je cours vers la libération de l’appel du 18 mai, tout est enfin « terminé », j’ai envie de pleurer non pas de joie, mais de satisfaction d’avoir terminé ce challenge auquel, je peux l’avouer maintenant, je n’y croyais pas, et ce, depuis le début du 1er tour.

Qui peut dire qu’il va courir 12h d’affilée lorsqu’il ne l’a jamais fait, qui peut dire qu’en prenant un départ à 5h du mat, qu’il va tenir jusque 17h ??
Hé bien la seule réponse ne peut se trouver que dans les faits. Et je pense que lorsqu’on s’impose un défit pareil, on s’impose de le terminer ça va avec cette folie de s’engager sur un défit inconnu.
Dans la tête je me battais sans cesse avec « tu ne vas pas y arriver » et « tu dois terminer » 2 contradictions, et si ces 2 idées opposées, justement ne faisaient pas le secret de la réussite ? un peu comme ci, il y avait bataille entre le bon et le mauvais. Ce qui, « in finé » donnait plus de chance d’aboutir du coté du meilleur, c'est-à-dire du « finisheur »

Bref, lorsqu’on se met une barre aussi haute, on se doit de la franchir. Et lorsqu’on est dans l’ambiance « Challenge » ne pas aboutir serait effacer le mot « objectif », ça fait moche de dire « je n’ai pas rempli mon objectif » même si en soi, ce n’est pas non plus la fin du monde. Probablement la fierté du sportif !

** mes pensées, sur la ligne d’arrivée**

Freddy-cat : tu viens de dire "oui" pour la vie et moi je dit "oui"pendant 12h



Maman, tu aurais été fière de moi je t’entends : « Tu es folle ma fille ! »
Annie, ma sœur : tu m’as envoyé ce soleil, alors qu’ils avaient prévu de la pluie, ton sourire éternel me guide toujours vers la ligne d’arrivée.
Patrick : j’ai senti ton coup de pied au cul, comme tu sais les donner
Lolo, tu es partie si vite en mars 2008, je ressens ta force et ton courage, tu resteras pour toujours sur les lignes d’arrivées de tous les « kikou »
Papa de J2C : tu es toujours sur mon cœur, ce badge ne me quitte pas.


**de 13h à 16h30**

J’ai déjà 8h de course dans les pattes et je continue cette bataille entre « j’peux plus » et « allez vas-y », puis, je repense à 2007, où justement j’avais terminé au bout de 8h, et là, ça me fait repartir vers une nouvelle sensation de courage qui me dicte que « tout ce que tu fais c’est du bonus » et ce courage a un nom, il s’appelle TOTO, il est déjà à mes côtés à allonger cette petite foulée que je lui impose. Il anticipe mes besoins, il m’annonce mon allure moyenne par tour, qui est environ à ce moment là à 8’20 le tour, ce qui m’apporte un côté rassurant, puisque je ne possède ni cardio, ni machin-mètre..juste mon chrono que j’ai allumé au départ de la course…D’ailleurs je ne sais même pas quel heure il est.. puisque, forcément mon chrono m’annonce 8h (de course).. Si je veux connaître l’heure et l’age du facteur je suis obligée mentalement d’ajouter l’heure du départ au chiffre indiqué sur le chrono.

Une façon pour moi, d’éviter de savoir l’heure qu’il est, puisque forcément il est toujours beaucoup trop tôt. Et je préfère finalement la technique de Nenni qui est plus positive en calculant ainsi : « J’en suis à 12 moins 8 » Ainsi, il me vient par moment des petits sauts de joie (mais pas trop haut, hein !) lorsque je n’arrive plus à faire de soustraction et je me trompe en ma défaveur..(exemple : j’ai cru pendant longtemps qu’il était midi, alors qu’il était 14h !)

Donc je disais, au bout de 8h..je commence à sentir la grosse fatigue musculaire, et tout vient des genoux, je les sens « grincheux » et capricieux, ce qui m’oblige à convier d’autres parties de mon corps à intervenir pour répartir la charge de travail.

Ainsi j’utilise ma technique « d’une pierre- 2 coups » que j’ai testé lors de mes entraînements, je contracte très fort le haut de mes abdos en répartissant le poids du corps sur les quadriceps, de manière à amortir la foulée sur ces derniers, et, ainsi soulager un peu l’articulation des genoux.
Ce qui, dans la durée me permets d’alléger la douleur « genouillère », de travailler et de réveiller la tablette de chocolat qui dort en moi. (Car pour l’instant c’est pluss Nutella que tablette.)

Au détour d'un tour, j'ai l'occas de bavarder avec une super nana "coline" Elle aussi a pris le départ à 5h, elle a un bon rhytme qui colle bien au mien, elle m'explique qu'elle vient de boucler une difficile course en montagne le week end dernier et qu'elle manque de "moêlle"..et pourtant elle est là, elle aussi pour boucler un 12h..je suis épatée de sa fraîcheur!
Et plus tard, elle montera (quand même!!) sur la 1ère marche du podium!!!!!

Les tours s’enchaînent les uns après les autres, avec un nouvel air de fête, comme ci j’avais invité des amis à venir manger à la maison, mais sans besoin de mettre la table, ni faire la vaisselle.
Ainsi, ma copine Delphine débarque tout de orange vétue avec sa poussette qu’elle transforme virtuellement en poussette VTT, elle a apporté son bouquet de fleur : « son petit Mathéo », elle ne sort même pas la nappe, elle fonce tout de go gambader poussette aux mains faire un tour.
Maria, était aussi invité à cette fête, elle débarque avec sa famille, tous habillés pour l’occasion en costume de fête : des baskettes, une tenue pour courir, des vélos pour les enfants, une famille qui respire la santé, ils ont apporté un cadeau de taille !! leurs 2 enfants ont collé sur leur dos un mot et un dessin pour moi (j’en ai les larmes aux yeux !).

ils m’accompagnent tous un sacré nombre de tour, le petit de 8 ans, se met lui aussi à courir, je suis vraiment emportée par toute cet engouement, j’en oublie toutes mes douleurs !!
Puis, au croisement d’un tour, j’ai l’honneur de « biser » notre Ric2 avec sont petit bout (son fils) dans la poussette.. qui venait de faire 2 tours en courant poussette au vent !!! Mesdames, je vous l’annonce : Ric2 est un beau goss !!!

JP2 et Rachel et sa petite Emma débarquent avec le sourire et la bonne humeur, mais surtout, avec des nounours en chocolat..que Maitre JP2 s’applique à me donner un nounours par tour que j’avale sous l’œil noir de Yoann.
Rachel me fait spontanément un massage merveilleux aux genoux, moi qui croyais qu’ un massage ne pouvait s’apprécier que par des grandes mains velues et douce d’un beau Ken-Masseur en maillot léopard (je parle pour moi).
Il s’avère que les prochains tours je remercie la générosité de Rachel qui m’a rendu mes genoux moins « grinceux » (comprendre le bruit d’une vis rouillée)

Les Maîtres de la fête arrivent aussi tels, des feux d’artifice de jour : Les Calou’s, avec un goût de déjà vu, puisqu’ils étaient déjà venus m’encourager en 2007 !! On ne change jamais une équipe qui gagne, à ce qui parait !!

Puis arrive 15h le moment tant attendu, puisque ma nièce Vanessa et Aude ma fille me rejoignent, je n’attendais que ce moment, car il m’indiquait une chose : « il ne me reste plus que 2h » Et en même temps, leur bonne humeur, me boostait, elles ont fait quelques tours, courageuses, Vanéssa qui s’était couché à 6h du mat et Aude en pleine révision du BAC

**de 6h à 11h30 **
Déjà une heure de course, le brouillard est toujours là et je n’arrête pas de « balancer » à qui veut l’entendre, que « le brouillard est rapporteur de soleil », et ma logique me donnera raison, puisque déjà le soleil pointe son nez au bout de 4h de course..

Je commence à avoir chaud, je « débache » une couche : j’enlève mon gilet manche longue, et j’ôte mon corsaire pour laisser place au short court bronzage visible. Au bout de 6h et sur les conseils de Delphine, je change de chaussette sèche de l’archi duchesse, en appliquant une couche de plus de Nok.

J’entame 2 ou 3 tours avec le grand L’AB, qui avait bloqué son allure à 10-11 km/h, au prix d’1/4 H le tour, on est tous les 2 encore frais et pouvons aisément papoter Eglise, paroisse, cloches, chaussettes sèches…Puis je reprends mon allure de 20 à 22’+5’de marche le tour, en pestant discrètement sur L’AB, me disant qu’à son allure à lui, je vais certainement le payer plus tard.
Et finalement, il n’en est rien, puisqu’au contraire, il m’a fait gagner du temps et de la distance et certainement un tour, puisque par la suite, je vais nettement ralentir et passer à casi 25’le tour + 5’ de marche.
Je vais « rouler » casi toute seule dans cette tranche horaire, en ne quittant pas mon objectif de la tête, je suis bien dans mes jambes, et chaque tour, mon neveu Yoann me donne la becquée avec ses préparations dosées en fonction de mes dépenses caloriques et mon état de forme que je lui expose à chacun de mes tours.

Je ne vais pas cesser, à chaque tour me demander où est passé l’AB, car au bout de 3h ou 4h de course je l’ai vu blessé du genou, j’ai bien tenté un massage, mais ça n’a visiblement pas suffit à calmer sa douleur.

J’avoue être un peu inquiète, d’autant que je ne le croise plus, j’imagine même le retrouver derrière un buisson étalé, attendant un potentiel bouche à bouche pour le réanimer, chui un peu gênée, j’ai pas pris ma brosse à dents !! Mais je suis prète à envoyer Le Grand Robert pour le sauver.. Et c’est drôle, quelque minute après ma pensée.. je le vois réapparaître, toujours dans la course. Ouffff, le Grand Robert est sauvé !!!!

Et puis, chemin faisant, tour à tour, j’étais de plus en plus rassurée de le savoir encore en course, comme ci il était obligatoire qu’il aille comme moi, jusqu’au bout, je ne pouvais envisager qu’il stoppe avant la cloche finale. (un AB ne sors jamais de son Eglise avant la sortie des cloches)


Au bout de 5h, en comparaison de l’année dernière je constate que cette année je suis moins fatiguée et moins saturée voir même en forme.. Je mets ça sur le compte du bon calcul de Yoann avec ses mélanges de bouteilles de 0.50 cl (sirop+sel) qui me faisait boire tous les 2 tours + du jambon toutes les 4h.. Il m’explique que le jambon favorise la reconstitution du muscle.
J’avoue qu’au bout de 5 h de course, la solitude me pèse, et je dois prendre sur moi, pour ne pas parler et rire toute seule. J’évite de penser à l’effort que je fourni, il me faut absolument quelque chose pour faire diversion, alors, je plane, je m’évade en m’inventant des personnages et des ressemblances aux personnes qui passent devant moi. Ainsi, j’ai croisé la « tour de pise », j’ai vu « Popèye », « un Mupett égaré du Mupett show », « une souris », un Ken-étoile-filante, « un Ben I hill courbé devant un corps bien fait »….

**Le départ 5h10’**
Hébergée pour courte nuit chez ma nièce Séverine qui fabrique des pâtes aussi belles que ces bijoux (http://www.remundia.com/remundia/index.php?/pages/bienvenue_fr.html)

J’ai entré dans mon téléphone - réveil à 03 : 00, celui-ci m’a répondu « horaire impossible, veuillez rentrer une autre heure » Alors j’ai compté les tours de Bures dans ma tête, ce qui m’a bien amené jusque 3h du mat’ pour me lever. (sans avoir dormi !)

Au volant de ma TATA-MOBIL, je débarque dans un brouillard à couper au couteau, en essayant de trouver une place le plus près possible car j’ai du lourd dans mon coffre…c’est alors que « rien ne va plus », on ne peut pas se garer là, et une voiture me gène pour reculer.. et j’avoue que, reculer sur 500m en plein brouillard, à 5h du mat ça me semble mission impossible, pour moi, pauvre femme au volant !! Je fini par négocier un déchargement sur place et filer faire un bon et vrai demi-tour.

Ça m’a donc coûté un retard du départ du peloton de 10’… mais ce n’était pas grâve puisque justement l’avantage de cette course, c’est que l’on peut arriver à tout moment.

Je fonce à la table d’inscription la tête un peu endormie, et là on me demande
- plus de 42 ??
- Heu, bah, non pas tout à fait, mais oui bientôt, m’enfin, drôle de question, demander l’âge d’une femme comme ça, à 5h du mat…
- Oh mais non, je vous demandais si vous faisiez + de 42km !!!

Oufff, j’ai failli démarrer avec une « vexation » dans ma tête !!

J’entame ce 1er tour, dans le brouillard le plus complet, avec ma lampe frontale (Merci Delphine), je me perds au détour d’un petit virage, comme un chat, probablement ma façon à moi de marquer le territoire !! Mais comme il est impossible de se perdre, je reviens vite sur la bonne direction.
C’est alors qu’une main se porte sur mon épaule et dit « Les chaussettes de l’Archi Duchesse… » et là, je reconnais par cette phrase notre chèr l’AB que je m’imaginais avec une grande barbe grisonnante, de taille moyenne, et le ventre qui pousse… Il n’en est rien, je suis presque déçue de voir un l’AB « beau goss » et djeun’s !!

Puis le charmant 100 bonard Danl60, qui vient me « biser » et échanger des combines pour durer plus longtemps et en même temps « mettre le paquet », il était venu pour courir 3h et m’a prise en photo, sa présence m’a fait du bien.

**Séquence remerciement**
Les présents sur place : Yoann, Vanessa, Aude, Séverine, Toto, Delphine, Mathéo, Les Calou’s : Pascale et Didier, Ric2 et son mini moi, Maria, Thierry, Caroline, Raphaël, Rachel, Emma, JP2, Danl60, l’Ab, Totoche, l’incroyable papa du Castor avec qui j’ai papoté quelques instants, et tous les bénévoles qui ont été exceptionnels sur toute la ligne en déployant une énergie incroyable.

Les présents par la pensée : Mon frère Philippe, toute ma grande famille, Nenni pour son texto et son mail rempli de précieux conseils, Les molo’s qui m’ont téléphoné plus de fois que mon banquier dans une année, Zouzou à qui j’ai bien pensé et qui n’était pas présente, Brinouille, Wimm qui aurait dû être là (absence excusée), Big Tonio, Philippe Roza, Malik, Rachid, Maxou, Christian 60, Laurent (kikou), Mielou, raztaboule, Maître Ku, MikaB, Le Sanglier, L’castor, Cécile, Valérie, Lucie, Guylaine, et le namour pour sa patience et sa tolérance

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